Récit #4 et #5
Récit #4
The woman with Birds
- la femme aux oiseaux -
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(Source : mandrak )
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Récit #5
A Bad Dream
- un mauvais rêve -
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abfotografia: by Jan Rufelt
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n.b. :
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fn + F11
It's my planet ou le précis de l'éclaircissement
It's my planet est une série marquée par des dieux affichés quand ils veulent bien coopérer aux démarches.
¬ Le Noir avant le 16 d'hier :
temps de mon façonnement du sombre très sombre,
jamais dans le trou, jamais dans le tunnel,
pas même le plomb, pas même le métal dur,
juste le métal de transition entre l'extérieur, votre regard et mon regard.
Ces mois ont donné :
Je ne veux ni la corrosion
ni le ternissement.
(Je dis cela et cela a un rapport).
¬ L'attentif ou Chroma :
Que s'est-il passé ?
Le 16 dans le 1 du 12 - la table de travail est devenue réceptacle /
| bassin destiné à rassembler des eaux, qui y sont amenées de plusieurs endroits par divers conduits |
eaux des bleus et des ocres -
conduits construits par les Muses -
dans la lumière de l'après-midi.
Ce fût l'Une Bienfaisance car ce fût.
Ce fût sans la presque absence, sans la presque présence, l'entre-deux de la fugacité.
Sans coup férir.
Cette série : des fractionnements (je suis peu) de
Tetraktys
quatre rayons....
quadruple éclat rayonnant....
lumière rayonnante aktys....
nombre 4 tetra....
Que s'est-il passé, mise à part l'acceptation ?
Un renseignement de l'éclat sur l'évidence des couleurs.
20. I . 12
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textes et photographies : © Coline Termash
Droits Réservés
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur
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© Coline Termash
Droits Réservés
- Orto Botanico -
- Orto Botanico ou le jardin de ma tante -
à Jacqueline G.
ð / Orto Botanico 1
ð / Orto Botanico 2
ð / Orto Botanico 3
ð / Orto Botanico 4
ð / Orto Botanico 5
ð / Orto Botanico 6
Dans la Beauce, il y a le jardin de ma tante.
Il y a le ruisseau épais comme un linge qui marque sa limite.
Le reste : c'est vert.
En août, chaque matin comme une offrande l'humidité trempe les violets et les gris des grands arbres. Je veux une orange.
__________Attendre
Attendre le petit soleil des fins de rêve froissé par les sueurs,
les paumes en coupe
pour le bleu qui se diffuse en veilleuse Morocco
et se pose sur les chevets du grand fresne.
Trop / .......
J'ai les cheveux dans les écorces, cinq pieds dans les mousses.
Je ne lève pas le regard, je l'étire pour rejoindre la carpe qui dit : "Qui ?"
Je le mesure aussi pour être libre de moi et des toiles de paillage.
Je le lance à la surface des concordances pour qu'elles me répondent.
Le boitier qui bat mes côtes couvertes de lin est une libre-caverne à échos |
les images dansent dans l'obscure chambre où je crée ma définition d'être là.
A la fin, je me rapproche des bords pour me pencher sur la transparence : j'ai disparu.
Sauf à prononcer : "Merci".
ð / Orto Botanico 7
ð / Orto Botanico 8
ð / Orto Botanico 9
ð / Orto Botanico 10
ð / Orto Botanico 11
Photographies : Coline Termash
Texte : Coline Termash
Droits Réservés
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur
- 37 J. pour 936 P. ou ma procuration pour le Tenderloin -
William T. Vollmann |La Famille Royale
Traduit de l'américain par Claro
Editions Actes Sud 2004
William T. Vollmann |The Royal family
Viking Pengion Putman Inc., New-York 2000
© Jan Saudek
Forme du Préalable :
| Thème de l'ouvrage : La Constance, ou le Drogué
| Sermon funèbre pour une mouche : commettons gaiement
©William T. Vollmann-La Famille Royale
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Cinq semaines à être hantée et perforée par l'ombre noire et absolue de ce roman. Je dis : "merci".
Pour les anges découverts et la Fin. Cette Fin de la vie enfin là et décrite. Sacrée et possible dans sa fin.
C'est un livre épais.
Epais de la salive sainte des prostituées.
Epais des morsures - les dents perdues d'Henry Tyler - ses amours d'ivoire figé.
Bétonné frappé par les rejetés dans les anti-chanbres avant la Grande Danse
Eclairé par des noces barbares et humaines, celles qui se méritent pour savoir sacrifier.
Tout est fondu dans le court-circuit. De là, sort le serpent biblique avec ses réserves.
/ La déambulation hypnotique dans les rues de San-Francisco :
boiteuse par les chutes répétées à cause des fulgurences du vouloir quand même
à cause de la douleur d'être né sans avoir dominé quoique ce soit par la suite.
Je n'en dirai pas plus, n'étant pas critique littéraire.
Je recommande ce livre mais pas à tout le monde. Rapprochez-vous des liens ci-dessous plus professionnels que ce que je pourrais écrire et vous aurez une idée de ce que cette prose baroque ( "Qui est d’une irrégularité bizarre au sens physique et au sens moral. Wikipédia) écorche et pose comme violence sur le monde artificiel du dieu Dollar.
Cet effet de prisme sur la société californienne force le décalage des classes. L'ensemble est bourré de chimie de base/bave et Tyler se fraie à coup de vie.
Déjanter tant que le lecteur assis à la droite de la raison craint la sortie de route. Et c'est présisément là sur ce point de dérapage qu'il faut s'oublier dans les fossés du vertige de l'errance personnelle.
Les rails des voyages en chemins de fer décrits dans les derniers chapitres ont marqué mon coeur. J'ai alors découvert cette musique qui accompagne si bien cette descente aux enfers.
Je tenais à vous faire partager la lecture de ce roman si marquant et si américain.
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Extrait
"He strode quickly out, got into his car, and drove back to San Francisco, passing the airport with its gloomily lit runways and warehouses, its planes like robot iguanas waiting for the heat of some unholy day to burst through their dark torpor. Nothing but concrete, lights and fog ahead … The nearest parking garage was a sickening prismatic crystal of light. No security-minded Queen would ever set up shop there."
©William T. Vollmann-La Famille Royale
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