récit #8
la transformation
dans Récithèque
...........et les autres récits...........Bon voyage dans l'imaginaire
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Coline
L' Honneur
© Coline Termash
L' Honneur
Il était petit, carré et près de la mer.
Sa situation éloignée m’obligeait à sortir de la chambre tôt dans l'après-midi.
Je devais traverser la ligne de chemin de fer qui longeait pendant quelques kilomètres la côte. La mer est souvent retournée à cet endroit ; aussi fallait-il disparaître sous un tissu huilé pour échapper aux embruns. Je pouvais l'apercevoir du belvédère et rien, à cet instant de l’arrêt, ne me laissait supposer que son obscurité apparente marquerait durablement mon étonnement.
Entouré de pierres blanches, de terre brunie par l’envoi éternel des vagues, de lichen et d’aiguilles tombées des pins maritimes, le café du port abandonné claquait sa porte au rythme des vents, offrant son espace par intermittence aux contours vibrants des offreurs et des chercheurs d’alcool sombre, des inventeurs de paroles et des obscurs. Tous étaient dans la danse de l’ambre et des sueurs et s’enfouissaient davantage le visage et la bouche pour embrasser l’os blanc des frontispices. Après, dans le repos des toiles cirées, ils se souvenaient du fracas de leur verre unique brandi vers les frontons, et de leur fidélité au comptoir des discours énorme tel le navire amiral ; et, à nouveau, ils crachaient à la face des prélats avant de s’immobiliser entre les pierres pour conjurer avec l’Eternel le mauvais sort jeté par les empoisonneurs de la Beauté : « Celle qui s’est assise » et qui, détruite par le mauvais opium du trafiquant de soi, s’est laissée un peu trop faire, moins fille que la fille à marins.
Je capturai à travers la silice les poussières accumulées sous un lustre qui semblait encore tinter des tirades citoyennes. Puis, je me perchai sur un improbable tabouret noirci par les fumées pour mieux voir la perle de l’honneur national tomber doucement dans la mer.
Paris I 2013
© Coline Termash
Droits Réservés
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur
Les Groseilles
© Coline Termash
Les groseilles
J’ai toujours aimé les groseilles
le creux du coude avec son rouge baiser
-elle se marie
c’est moi
avalant
devant la nef
les sombres sanguinaires cassis
je suis jeune et noire
et m’affale
à quatre heure
dans la courbe des mousses
la roue au clair
cliquetant dans l’air illuminé des blés
illuminant
les calices d’un beau soleil d’août
aux jardins
il y aura des taches sur les habits
qui ne pourront plus resservir
les mères s’agaceront
j’ai toujours aimé les groseilles
aux poches gonflées par
les baies de la jeunesse
en creux
tenue par mes poignets
en creux
les quartz sang dans le fond
à faire cligner les yeux
de la fidélité
aux confitures
pour les petits
aux sirops épais
pour les petits
qui reviennent
les pieds nus et humides
après le bain dans la rivière
sans cesse ils se rapprochent
sans cesse ils trempent l’index
et signalent au grand corps de l’été
que les frondaisons animales ont débuté
j’ai toujours aimé les groseilles
le chasseur d’hirondelles
veut la confusion à sa table
- fin héros
il frise sa moustache
pleine d’opale et de lait
pose sa main à cals
sur l’épaule ronde et pleine de sa femme
la belle en tablier
près des paniers
lui rappelle le doute qui habite sa chapelle
pendant ce temps les enfants
sous les draps
dans l’attente des fruits nocturnes
s’essuient les doigts
sur leurs muscles de bronze
la fraîcheur de l’azalée sur l’évier
la fraîcheur des herbes sous la paille
trempe les reins
jusqu’aux blouses
rien ne vole sauf la poussière des farines
sur la transparence
j’ai toujours aimé les groseilles
Paris X 2012
© Coline Termash
Droits Réservés
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur
REVOLVERE
Dans l'ombre de mon visage
nous sommes deux
emportés par les nombres
dans le train qui mène à Valence
le train qui mène à Valence
J'ai posé sur la Table des Matières
mon entente avec les diables rouges.
Sans la chute,
je n'entends pas le dé
cogner la timbale.
Ce que j'entends : c'est l'écume de la distance.
Ce que j'entends : c'est la cendre frapper le fer,
les fastes éloignées des urnes,
chaque partie contre l'autre.
Résonne le cœur du derme
avec les tambours du Massacre !
Et,
ma tête perce l'air
pour l'autre côté de la terre,
à l'envers du reflet de la mer :
avec l'absence du linge sur le corps,
montée sur le taureau de l'Étranger,
je rejoins les troupeaux
sous le fouet du nerf.
Je filerai la brume avec la craie qui couvre ma main.
Et, sans gant,
sur l'herbe où se couchent les rasés,
je blanchirai l'aube après le cuir obscur
pour que ce jour respire le sel.
Sur les plaines du Pô
je dirai les mots,
je tairai les nombres.
Dans l'ombre de mon visage
nous sommes deux.
Nous faisons un rêve
commun
où il est question d'automotrice
autrichienne :
cet aigre âcre romantique :
« è pericoloso sporgersi» :
Nous sommes deux.
Baignés et nécessiteux,
nous offrons aux sommes l'équilibre.
Loin des compartiments unitaires
je croise le fer avec l'armure de mes lèvres :
dans toutes les parties
avec toutes les contre-parties
sur tout les points
sans ponctuation.
Là où l'air se gaze : je croise le fer
et
M'ensoleille
à Marseille.
En somme,
Je veille.
Je n'ai pas de langue
sauf le chien sur ma nuque
Paris VIII 2012
© Coline Termash
Phalaris - Phalaros
L'Alpiste faux-roseaux3 était vraisemblablement déjà connue dans la Grèce antique, mais on ne sait rien d'un usage traditionnel comme psychotrope. C'est l'analyse phytochimique à l'usage de l'agriculture moderne qui a révélé le caractère psychotrope de Phalaris arundinacea. Depuis quelques années les « chamanes des caves » essaient de concocter des analogues de l'ayahuasca, breuvage fort psychotrope d'Amazonie créé à partir d'espèces du genreBanisteriopsis. Un extrait de feuilles et de racines de Phalaris arundinacea combiné avec le Peganum harmala aurait, une fois bu, des effets hallucinogènes similaire à ceux de l'ayahuasca.
Toute la plante contient des alcaloïdes indoliques très variables selon le lieu et le moment de la récolte. Il s'agit surtout de DMT (Diméthyltryptamine) et 5-MeO-DMT (5-méthoxy-diméthyltryptamine), toutes deux étant des substances psychédéliques. On trouve parfois un taux élevé de gramine, un alcaloïde très toxique.
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© Coline Termash - Droits Réservés -
Reproduction interdite sans mon autorisation -
récit #7 Appoline’s U.F.O Demain, elle voyage
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© Coline Termash V/12
Cliquer sur l'image
source : http://youshouldwakeup.tumblr.com/post/11433503745
Lochs Doppler
Les lochs Doppler mesurent l'effet Doppler sur un signal ultrasonore ; ces lochs peuvent mesurer les deux composantes horizontales de la vitesse (longitudinale, suivant l'axe du navire, et transversale, suivant un axe perpendiculaire) ; ils permettent de mesurer la "vitesse vraie" (ou "vitesse fond") lorsque le loch fonctionne en mode fond (signal renvoyé par le fond, lorsque la profondeur n'est pas trop grande, en général quelques dizaines de mètres au maximum) ; sinon, le signal est rétrodiffusé par l'eau (en fait, par les particules en suspension et par les bulles), et le loch indique la "vitesse surface" (ou vitesse par rapport à la masse d'eau).
Wikipedia
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La nuit un minuit froid :
le moteur dans les vagues,
je pense au noir de
mon histoire.
C'est humide sous la couverture.
Je me fais de l'eau,
les genoux au front
pour plier l'acier blanc
des bancs déserts.
Le capitaine turc
tire sur les fils du
début :
c'est un jour à venir.
Un jour à venir
avec le passager trentième
qui apparait dans le commencement de la chaleur.
Je le distingue mieux que mon voisin,
mon voisin qui rêve au port de sa nuit.
Soleil total sur la plateforme :
l'homme s'est figé comme l'arbre des vallées,
transpirant sa pose
sur le troisième pont
Je me souviens.
© Coline Termash
Droits Réservés
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La discipline
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ce trou n’est pas le mien
votre ronde autour du Jeu je l’ignore
mon trou est ce creux-parole
poste et relais
des chevaux sans tristesse
dans le vide du calice amer
l’enfonce jusqu’aux étoiles
cet iris sans rhizome
sous l’encre et son soleil
en secousse
les ruses et les détours
pour les pailles et les poutres
la multiplication des ordres de départ
vers le côté des choses
avec les mains blanches de la Prière
mes figures attentatoires
tracées et matriculées
signées aux cavernes ovoïdes
du Ciel
mes buissons et la rosace
Paris IV 2012
© Coline Termash
≡ zôon politikon ≡
Frères !
Les portes de l'avant claquent sur l'arrière et pendant
sans cesse
« C'est un coup du Dictator ! »
ce que dit un des mille soldats
les Pleutre-Rois
aux cubicules - miroirs
avec Hertz et ses tirs
de fond
sans la forme du fond
je déçois
le poil affecté
à présenter Bench et ses points
je marque
des trous que les chassés cendrés ont creusés
ils surgissent
larges comme des focs tout en bout de rien
en acier-trempe
cultivateurs de bimbeloteries
et vendeurs de farces et attrapes
dompteurs de cirque aussi
Les boiteux boitent
borgnes
sous les frondaisons
ils s’exhibent
larguant le grand drap de la peau - Ohne Plasma
≡
ou
le vol de nos collections de laine
par les commis
des commis
cachés dans nos belles capitaineries
celles adossées aux marais gelés
qui ont vu notre désertion
Quelle bibliothèque ?
cf. cf. la déférence cf. cf. épuise /
l’épuisement de notre catalogue
enfoui dans la toile nuageuse
du bordel tenu par des
cocottes fardées
bagottant
je bagotte
je libelle
ne me citez pas
la référence : un trou roux
comme une pièce de monnaie
crevant la falaise des craies
l’écartant pour les sans-cris des cours
énervés par le mauvais Avoir
Et il fait une chaleur de tank dans l’Oural-Tube et son lit majeur
Et il fait une chaleur de tank où nous sommes emmenés
vers
vers
l’extérieur de la mer
l’extérieur de la terre
≡
A la grossièreté nous sommes renvoyés
nous comptons nos quartz et nos micas
aux liqueurs excrémentielles nous sommes renvoyés
L’errance en ceinture pour tenir l’habit
nos opalines brillantes aux chevilles
et nos clochettes au cou ou au poing
c’est selon.
Nous chevauchons des poissons morts
nous sentons fort la tuerie
je lime
je perds
le lu des
journaux vierges
le mot dégradé en une lettre
lourd des sanctions sans matière
qui collent aux flaques urbanités
« Le transparent a été vu pour la troisième fois dans la fosse commune »
titre Le Soir
nous attendons nus pour l’exaltation du trou
c'est l’Unique
le seul Rendez-Vous
je perds ma peau
l’envers
où plus rien ne nous visite de l’Elysée
pas même les voyelles d’Amoria
notre bail claque la digue des sels
comme une demande comptable
le porte-voix électronique
de nos signatures identiques
celui qui a été transmis
à l’Empire du Second Degré
entre les barbeaux de la rade
Et dans les maisons
qui n’appartiennent à personne
l’ado-full Logorrh
plonge son regard dans le Distract-Tube
le point de culture et de ramassage
des voix répandues de l’hystérie
tant elles bourdonnent
et l’ indulgence est déballée sur les vacillements du sens
et l’ indulgence se culbute
au cul du consul
Zéro-Grade
c’est la fin des étables et des salles à manger
la nonne s’enfile des You–Booké-Self-Faceman
et veut sa part box
rythmant la transmission à coup de Christ défait
vite profilée
l’envers merci
merci de ne pas spécifier
l’absence de ma définition
ce vide
du nommé merci
Le Poète et Le Marin
L'homme à haut de forme
partage ses cigarettes et ses cuirs
entre deux couvertures de l'armée
c'est le poète
il a une mauvaise tête à être resté
sous les unités du DreamTeam qui éclaire la Ville
« Quel bateau ? »
le seul à hésiter
« Je vous ai laissé une douceur extrême »
Son corps produit / la production /
La Production a balancé le dirigeable de nos voix
aux frontons des référendums
tractés par les nations
Le marin des Maîtres-Gratitudes surgit
des onguents
pleins de la résonance
des quinconces
et
prend le poète sur son dos de chaux à bâtir
et
hurle face aux téléviseurs pneumatiques
« A dextre ! A dextre ! »
« C’est bientôt le départ. » manipule le grand télégraphiste
le seul qui soit resté en fonction dans le ministère
« Je m'attarde en ces lieux de bravoure » dit le poète
Le marin le poète et le fonctionnaire
tout trois assis dans le bastringue
« Il faut bien vivre »
Son dos est chaud comme les blés avec un ciel éclatant du bleu de l'été
« Il faut mettre de la Couleur pour que çà apparaisse » hurle le poète
fou-soûl du sang qu’il avait sucé
sur les bouées
tout ce dimanche
mes os larmés
limés
lamés
à bord où
les putains ramassées
le long des fils du mois d’août
rêvent sous des lampes mexicaines à Europa
couchent avec le vide des ventres pleins
les embarcations alourdies de chairs à crédit
miment la danse des dés
et se balancent autant que celles restées à quai
et
tous foncent pour rejoindre l’absence des pâleurs
« No way / c'était maté »
coupe le marin devant les neufs officiels
tout juste élus par les Habituels
« Out » se mettent-ils à crier
dans un langage neuf comme un sou neuf
qu’on n’en sortira pas
et ils crient du fond de leurs beurs et de leurs roms
- Mademoiselle Nœud-Cou en bout de ligne -
avec leurs yeux pétillants de mille chasses royales et à donf
que même l’Enfant les croit d’un Autre Monde
le poète s'assoit sur les pisses jaunes
des moins que présents
qui coulent à flot de l'Empire Levant
au cercle Paraguay
je suis sur la ligne de direction
la bête et moi
≡
Alors que devant –
toujours devant –
on vend –
devant est à vendre –
devant se consume d'attendre avant
qui vend ?
« Mon major » /
C’est une loterie ce chef d'œuvre d'incontinence
né de la diarrhée des architectes-cac
les bâtisseurs de soustraction
Le poète est couché sur le dos du marin
et fait un doigt aux cathédrales du mitan
il récite et çà n'en finit pas dans la noyade hypnotique
certains mâchent d'autres avalent
le papier ressortira
plus rien ne passe dans cette gigantesque digestion
sauf le transit
ce qui apparaît disparaît aussi vite que cela est apparu
j’écris
drapée dans ma descendance sans ligne
avec ce déficit //
sans la parenté
Mes résurrections aquatiques
fomentées par des Porcs-Inouïs
qui sans crâne ni groin
perchés sur mes tables providentielles
ordonnent la décoction de mon contenu
à malt
globe ouvert sur le park
de la ixième Grande Surface
Alors que devant –
toujours devant –
ceux de la Plaine-Vol
vendent et revendent
pratiquent l'écho dans les tentes-ovins
c’est très court dans les tympans
il y a le musicien à haute chevelure
qui monté sur ses cordes et son archet
s'est attaché la bouche à la tête
l’hospice central doré par les développeurs
enregistre des cas de surdité totale chez de jeunes individus
qui pourtant retransmettent l’écho des Pupilles
La longue gueule des Bonnes-Façons engueule les peuples au pied palmés
car ils ont sauté les écrits des Anciens
ont dévoré le boucan de tortue
avec leur cache-face
piqué de pous-races
L'oubli atroce
de l'atroce Tattoo
« On veut sa marque
et
c’est le + qui tatoue le + »
dit le marchand de sable
encartés
publiés
en place de l’indécence
à se répéter en unités conformes
la peur frisée de ne plus se reconnaître
les amène chez les maîtres-tatoueurs
ils se désignent de leur seul doigt restant
ils désignent au cas par cas
le trou-monnaie dans la falaise
si on venait à les oublier
on front symétrique en contre-partie
l’autre face aussi plate qu’ inversée
je suis in con nue sans titre
j’inverse
ma bouche sans dents
≡
Une bille avec les tubes du monologue
le mono extatique
oh grimper la chute des reins !
grimer grimer
grimer
la béatitude
« Vive le Mono » grave le Teen âgé
sur le tronc de son père endormi sous le tilleul
Seules les vieilles femmes font encore sonner
la cloche des cantines à riz du Moon-Santo
et perdure ce claque
de chaque dimanche des jeûnes
où sous la fraise des canines
l'herbe des écumes est cotée au poids
« J'ai faim » dit l'Enfant seul à Midi
≡
Entre les îles
l’eau verte se couvre des cheveux
des rasés
des perruques soldées
les casques en ivoire de toutes les guerres
flottent comme d’innombrables pots de chambre
et rejoignent les algues meurtrières
de l'enchevêtrement des sphères atones
« Cela communique. Cela est bien ».
et le chercheur de Fer à Repasser parlementaire
toujours sans âge
sous les ordres
de Chair-Peau
cherche une légende à rapporter sur terre
La terre sainte et trois fois sainte
des naissances et des sacrifices
des encyclopédies
des petits tailleurs et des couturières
de nos pères
et arrière
Tout est bazar à force d'être bazardé
même les animaux sont dans le bazar
ma vache est dans le bazar
tout le vivant est dans le bazar
le temps ne passe plus
il s'additionne
Tous les petits hommes se décorent des os de l’abattage
du nez au poignard
osseux et brefs
c'est l'absolue redevance à la chute
c'est l'impôt parfait à l'Univers
« Trouvons le reposoir » dit l'Enfant
« Déjà ?» répond la mère porteuse
Il pleut dans les corps
Succesfull-Joker
vend le ventre des hommes trans
pour des naissances bicéphales
Les rameurs fatigués des bourrées-salaires
censées les étourdir
jettent la mémoire au réseau.
ils veulent s’enfuir et rejoindre
la Cour de l’Eden-Edifice
« Laissons cela, nous avons mieux à faire
et filons dans nos réduits
notre mémoire elle part Camp »
je≡je
ils chantent et embaument
une musique-musc à drisse de fer
pour toucher les bords de la terre
pour mieux séparer le sépia
Croyant à leur retour
le Gouverneur des Stylets
boit sa perfide confusion
et tombe ivre de lui-même
« NON COUPABLE »
écrase la bouche du Titan
sur les tours de la ville vide now
il demeure le tutélaire
aboyeur des usages
dans l’art du dressage des meutes
dans sa conséquence
≡
reste l' Homme vieux
je ne L’ai pas oublié depuis l’an 91de XX
je veux Le mettre là
l’Homme vieux des quartiers roses du XVIIIième carré de la Ville
je Le vois prier Dieu
sans sa chair
pour Le délivrer
à demi couché
à demi levé
Il sort ses avant-bras
de son long manteau
crevé de bière
et entre deux mécaniques machines
avec le réflexe du petit matin
brouillé par l’humide indifférence
s’assomme pour l'entassement final
déjà déjà
≡
Et la Poésie ? inscrit le poète sur une sardine
ce qui lui prit le temps
que prend le temps de vider une boite de fer
« L’ingénieur invente la mer en col blanc » titre Le Matin
un rapport est rendu à Coup de Manche
titré deux fois
pour ses travaux en sorcellerie divine
incontinents
sur la surface des eaux bienveillantes
on se récite la vague et la multiplication
dans chaque porcherie
à chaque coucher
en coupe
on éclaire l’ancien hippocampe
nos genoux en panier
pour compter nos crabes
dans chacune de nos juridictions
sans chevaux
le soir
quand la lune perd ses eaux
nous suivons les tortues
le long de nos chambres
pour filer
dans la chaleur des étoiles
Madagascar
c’est un sujet de longueur
≡
il reste
je réside
je niche
dans les loges magistrales
sans Galerie
il reste
que
nous avons nos pantalons
de chaleur
sur l’attache de nos chevilles
cerclées et grasses
flambantes à cuire
çà coule et çà grésille
avec l’éclat des mires
quand il fait nuit noire
à Rio
Il reste
à
glaner
pour le festin des tribuns gavés
des intendants gavés
nos broches à gâche
luisantes sous la grille
des tropiques
nous avons suivi la carte fournie au départ
nous avons pratiqué l’application
c’est l’amer
dans les cales
il reste
que
nous sommes poissonneux
nos écailles soulevées par le sel
trempés
nous courons dans les veines
de nos ombres à
nous dépecer
et enfin
nus devant un soleil en colère
figer nos faces
au grand ornemental
à patentes
à escomptes
à surseoir
à la douceur d’un Printemps
Paris 31 I 12
© Coline Termash
_________vEgt'al
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CROMO piano & drones 3 by Bruno Sanfilippo and Mathias Grassow by Bruno Sanfilippo
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Nous avons des arbres la pâleur du loin dans le loin la pâleur de nos approches la pâleur de l'apparence dans l'habituel croisement devant eux sans vent dans le sang on voudrait l'écorce mais le couteau est condamné elle sait se fendre
lâcher son énième coeur des noeuds pour nous couvrir et nous apprendre pour nous couvrir
et nous apprendre la virgule des feuilles et le battant des sèves le énième coeur
qui sait entretenir les ombres
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© Coline Termash
Droits Réservés
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur
_________cl aims
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ce qui se fait et se délite dans l'emprunt
© Coline Termash
Récit #6 et #5
Récit #6
A Strong Man ou
La Vie au Soleil
↓
↓
↓
23.02.12
(Source : sandinlungs)
→→→ICI←←←
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Récit #5
A Bad Dream
- un mauvais rêve -
↓
↓
↓
abfotografia: by Jan Rufelt
n.b. :
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fn + F11
It's my planet ou le précis de l'éclaircissement
It's my planet est une série marquée par des dieux affichés quand ils veulent bien coopérer aux démarches.
¬ Le Noir avant le 16 d'hier :
temps de mon façonnement du sombre très sombre,
jamais dans le trou, jamais dans le tunnel,
pas même le plomb, pas même le métal dur,
juste le métal de transition entre l'extérieur, votre regard et mon regard.
Ces mois ont donné :
Je ne veux ni la corrosion
ni le ternissement.
(Je dis cela et cela a un rapport).
¬ L'attentif ou Chroma :
Que s'est-il passé ?
Le 16 dans le 1 du 12 - la table de travail est devenue réceptacle /
| bassin destiné à rassembler des eaux, qui y sont amenées de plusieurs endroits par divers conduits |
eaux des bleus et des ocres -
conduits construits par les Muses -
dans la lumière de l'après-midi.
Ce fût l'Une Bienfaisance car ce fût.
Ce fût sans la presque absence, sans la presque présence, l'entre-deux de la fugacité.
Sans coup férir.
Cette série : des fractionnements (je suis peu) de
Tetraktys
quatre rayons....
quadruple éclat rayonnant....
lumière rayonnante aktys....
nombre 4 tetra....
Que s'est-il passé, mise à part l'acceptation ?
Un renseignement de l'éclat sur l'évidence des couleurs.
20. I . 12
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textes et photographies : © Coline Termash
Droits Réservés
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur
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© Coline Termash
Droits Réservés
- Orto Botanico -
- Orto Botanico ou le jardin de ma tante -
à Jacqueline G.
ð / Orto Botanico 1
ð / Orto Botanico 2
ð / Orto Botanico 3
ð / Orto Botanico 4
ð / Orto Botanico 5
ð / Orto Botanico 6
Dans la Beauce, il y a le jardin de ma tante.
Il y a le ruisseau épais comme un linge qui marque sa limite.
Le reste : c'est vert.
En août, chaque matin comme une offrande l'humidité trempe les violets et les gris des grands arbres. Je veux une orange.
__________Attendre
Attendre le petit soleil des fins de rêve froissé par les sueurs,
les paumes en coupe
pour le bleu qui se diffuse en veilleuse Morocco
et se pose sur les chevets du grand fresne.
Trop / .......
J'ai les cheveux dans les écorces, cinq pieds dans les mousses.
Je ne lève pas le regard, je l'étire pour rejoindre la carpe qui dit : "Qui ?"
Je le mesure aussi pour être libre de moi et des toiles de paillage.
Je le lance à la surface des concordances pour qu'elles me répondent.
Le boitier qui bat mes côtes couvertes de lin est une libre-caverne à échos |
les images dansent dans l'obscure chambre où je crée ma définition d'être là.
A la fin, je me rapproche des bords pour me pencher sur la transparence : j'ai disparu.
Sauf à prononcer : "Merci".
ð / Orto Botanico 7
ð / Orto Botanico 8
ð / Orto Botanico 9
ð / Orto Botanico 10
ð / Orto Botanico 11
Photographies : Coline Termash
Texte : Coline Termash
Droits Réservés
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur
- 37 J. pour 936 P. ou ma procuration pour le Tenderloin -
William T. Vollmann |La Famille Royale
Traduit de l'américain par Claro
Editions Actes Sud 2004
William T. Vollmann |The Royal family
Viking Pengion Putman Inc., New-York 2000
© Jan Saudek
Forme du Préalable :
| Thème de l'ouvrage : La Constance, ou le Drogué
| Sermon funèbre pour une mouche : commettons gaiement
©William T. Vollmann-La Famille Royale
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Cinq semaines à être hantée et perforée par l'ombre noire et absolue de ce roman. Je dis : "merci".
Pour les anges découverts et la Fin. Cette Fin de la vie enfin là et décrite. Sacrée et possible dans sa fin.
C'est un livre épais.
Epais de la salive sainte des prostituées.
Epais des morsures - les dents perdues d'Henry Tyler - ses amours d'ivoire figé.
Bétonné frappé par les rejetés dans les anti-chanbres avant la Grande Danse
Eclairé par des noces barbares et humaines, celles qui se méritent pour savoir sacrifier.
Tout est fondu dans le court-circuit. De là, sort le serpent biblique avec ses réserves.
/ La déambulation hypnotique dans les rues de San-Francisco :
boiteuse par les chutes répétées à cause des fulgurences du vouloir quand même
à cause de la douleur d'être né sans avoir dominé quoique ce soit par la suite.
Je n'en dirai pas plus, n'étant pas critique littéraire.
Je recommande ce livre mais pas à tout le monde. Rapprochez-vous des liens ci-dessous plus professionnels que ce que je pourrais écrire et vous aurez une idée de ce que cette prose baroque ( "Qui est d’une irrégularité bizarre au sens physique et au sens moral. Wikipédia) écorche et pose comme violence sur le monde artificiel du dieu Dollar.
Cet effet de prisme sur la société californienne force le décalage des classes. L'ensemble est bourré de chimie de base/bave et Tyler se fraie à coup de vie.
Déjanter tant que le lecteur assis à la droite de la raison craint la sortie de route. Et c'est présisément là sur ce point de dérapage qu'il faut s'oublier dans les fossés du vertige de l'errance personnelle.
Les rails des voyages en chemins de fer décrits dans les derniers chapitres ont marqué mon coeur. J'ai alors découvert cette musique qui accompagne si bien cette descente aux enfers.
Je tenais à vous faire partager la lecture de ce roman si marquant et si américain.
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Extrait
"He strode quickly out, got into his car, and drove back to San Francisco, passing the airport with its gloomily lit runways and warehouses, its planes like robot iguanas waiting for the heat of some unholy day to burst through their dark torpor. Nothing but concrete, lights and fog ahead … The nearest parking garage was a sickening prismatic crystal of light. No security-minded Queen would ever set up shop there."
©William T. Vollmann-La Famille Royale
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Pour en savoir plus
Lichen plan
© Coline Termash
Lichen plan
Sans l’indocile sous le cirrus,
la perpétuité en plus,
je ferai collusion.
C’est un mensonge :
la maison à son cou,
l’orfèvre des arbres et des poussières,
sous les pierres, porte l’heure haute
au délot des couturières.
Affables et affamées en proie au pire doute du temps,
elles posent le regard sur l’aiguille l’après-midi
en pensant à leur marins de maris
toujours revenus des deltas et des baies d’assommoir.
Les soirs où,
comme sortis de la gorge des familles internées
derrière leurs volets claqués sur les fards qu’elles ont abandonnés au gris de la chaux,
paraissent les vins de leur accompagnement.
Oui, certains soirs. Et cela se répète en verre et en cris,
tant qu’il devient urgent de s’attabler dans le grand réfectoire.
L’éternité, c’est autre.
Nous sommes tous sans habits.
La maison, j’y retournerai car j’y suis retournée et j’en rapporte un rapport ici contre-signé :
C’est un carré blanc, le drap des mariés sur la terre descendante et
trempé des minuits passés à chercher les taies pour s’enfouir la validité et la langue
dans le plus noir que le noir du monde.
Quand je me penche sur l’image, c’est à l’intérieur de moi :
comme une peau retournée
une peau hâve griffée
par les graminées et le ciel.
Tout le ciel qui ne passe pas par ses fissures : trop de soleil.
La maison est une clinique. J’y soignerai ma peau
sans personnel, ni blancheur.
Ma peau d’arrière-cour qui me retire du monde,
qui serait mieux de l’autre côté,
qui se frotte contre l’autre épaisse et sanguine.
Si bien que le grain roule en interne, accroche la paroi des sables,
roule torr et s‘épie à devenir cubique.
C’est un mensonge.
Les dés sont jetés dans les cercles de l’échéance.
Je ne compte plus, haleine.
Je ne compte plus, brise.
Il n’y a pas la mer et c’est mieux.
C’est mieux quand l’eau ne se mêle pas.
XI.11
© Coline Termash ALHEMIA
Droits Réservés
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur
||| SEQUENCE 2
Nouvelle participation au projet SEQUENCE 2
BONUS ARTWORK
© Coline Termash
Récit #2 et #3 DERNIERE PARUTION
#3 Tochter des Krieges - fille de la guerre -
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#2 Each side of the water - chaque côté de l’eau -
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