La Macula Lutea | coline termash

vendredi 27 avril 2012

La discipline

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Iess0

 

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ce trou n’est pas le mien
votre ronde autour du Jeu je l’ignore

mon trou est ce creux-parole

poste et relais
des chevaux sans tristesse
dans le vide du calice amer  
l’enfonce jusqu’aux étoiles

cet iris sans rhizome
sous l’encre et son soleil
en secousse

les ruses et les détours
pour les pailles et les poutres

la multiplication des ordres de départ
vers le côté des choses

avec les mains blanches de la Prière

mes figures attentatoires
tracées et matriculées

signées aux cavernes ovoïdes
du Ciel

mes buissons et la rosace

 

 

Paris IV 2012

© Coline Termash

 

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samedi 25 février 2012

≡ zôon politikon ≡

 

 

 

Frères !

Les portes de l'avant claquent sur l'arrière et pendant
sans cesse
 
« C'est un coup du Dictator ! »  
ce que dit un des mille soldats

les Pleutre-Rois
aux cubicules - miroirs
avec Hertz et ses tirs
de fond
sans la forme du fond
je déçois

le poil affecté
à présenter Bench et ses points
je marque

     des trous que les chassés cendrés ont creusés
ils surgissent
larges comme des focs     tout en bout de rien
en acier-trempe
cultivateurs de bimbeloteries
et vendeurs de farces et attrapes

dompteurs de cirque aussi


Les boiteux boitent
 borgnes
 sous les frondaisons
ils s’exhibent
larguant le grand drap de la peau - Ohne Plasma

 

 


ou

le vol de nos collections de laine
par les commis
des commis
cachés dans nos belles capitaineries  
celles adossées aux marais gelés
qui ont vu notre désertion

Quelle bibliothèque ?

cf. cf.  la déférence cf. cf. épuise /

l’épuisement de notre catalogue
enfoui dans la toile nuageuse
du bordel tenu par des
cocottes fardées
bagottant

je bagotte
je libelle
ne me citez pas

la référence : un trou roux
comme une pièce de monnaie
crevant la falaise des craies
l’écartant pour les sans-cris des cours
énervés par le mauvais Avoir

Et    il fait une chaleur de tank dans l’Oural-Tube et son lit majeur
Et    il fait une chaleur de tank où  nous sommes emmenés
vers
vers


l’extérieur de la mer
l’extérieur de la terre





A la grossièreté nous sommes renvoyés
nous comptons nos quartz et nos micas   
aux liqueurs excrémentielles nous sommes renvoyés

L’errance en ceinture pour tenir l’habit
nos opalines brillantes aux chevilles
et nos clochettes au cou ou au poing
c’est selon.
Nous chevauchons des poissons morts
nous sentons fort la tuerie

je lime
je perds

le lu des
journaux vierges
le mot dégradé en une lettre  
lourd des sanctions sans matière
qui collent aux flaques urbanités
 « Le transparent a été vu pour la troisième fois dans la fosse commune »
titre Le Soir
nous attendons nus pour l’exaltation du trou  
c'est l’Unique
le seul Rendez-Vous

je perds ma peau
l’envers

où plus rien ne nous visite de l’Elysée
pas même les voyelles d’Amoria
notre bail claque la digue des sels
comme une demande comptable
le porte-voix électronique
de nos signatures identiques
celui qui a été transmis
à l’Empire du Second Degré
entre les barbeaux de la rade

Et dans les maisons
qui n’appartiennent à personne  
l’ado-full   Logorrh  
plonge son regard dans le Distract-Tube
le point de culture et de ramassage
des voix répandues de l’hystérie
tant elles bourdonnent
et l’ indulgence est déballée sur les vacillements du sens
et l’ indulgence se culbute
au cul du consul  
Zéro-Grade  
c’est la fin des étables et des salles à manger
la nonne s’enfile des You–Booké-Self-Faceman
et veut sa part box
rythmant la transmission à coup de Christ défait
vite profilée

l’envers merci
merci de ne pas spécifier
l’absence de ma définition
ce vide
du nommé merci



Le Poète et Le Marin



L'homme à haut de forme
partage ses cigarettes et ses cuirs
entre deux couvertures de l'armée
c'est le poète
il a une mauvaise tête à être resté
sous les unités du DreamTeam qui éclaire la Ville
 « Quel bateau ? »  
le seul à hésiter
« Je vous ai laissé une douceur extrême »
Son corps produit / la production /
La Production a balancé le dirigeable de nos voix
aux frontons des référendums
tractés par les nations

Le marin des Maîtres-Gratitudes surgit
des onguents
pleins de la résonance
des quinconces              
            et
prend le poète sur son dos de chaux à bâtir
            et
hurle face aux téléviseurs pneumatiques


« A dextre ! A dextre ! »
« C’est bientôt le départ. » manipule le grand télégraphiste
le seul qui soit resté en fonction dans le ministère   
« Je m'attarde en ces lieux de bravoure » dit le poète

Le marin le poète et le fonctionnaire
tout trois assis dans le bastringue
 « Il faut bien vivre »

Son dos est chaud comme les blés avec un ciel éclatant du bleu de l'été

« Il faut mettre de la Couleur pour que çà apparaisse » hurle le poète
fou-soûl du sang qu’il avait sucé
sur les bouées
tout ce dimanche

mes os larmés
 limés
 lamés

à bord où
les putains ramassées
le long des fils du mois d’août
rêvent sous des lampes mexicaines à Europa
couchent avec le vide des ventres pleins
les embarcations alourdies de chairs à crédit
miment la danse des dés
et se balancent autant que celles restées à quai
                    et
tous foncent pour rejoindre l’absence des pâleurs


« No way / c'était maté »
coupe le marin devant les neufs officiels
tout juste élus par les Habituels
« Out » se mettent-ils à crier
dans un langage neuf comme un sou neuf   
qu’on n’en sortira pas
et ils crient du fond de leurs beurs et de leurs roms
- Mademoiselle Nœud-Cou en  bout de ligne -
avec leurs yeux pétillants de mille chasses royales et à donf
que même l’Enfant les croit d’un Autre Monde
le poète s'assoit sur les pisses jaunes
des moins que présents
qui coulent à flot de l'Empire Levant
au cercle Paraguay

je suis sur la ligne de direction
la bête et moi



Alors que devant –
toujours devant –
on vend –
devant est à vendre –
devant se consume d'attendre avant  
qui vend ?
 « Mon major » /

C’est une loterie ce chef d'œuvre d'incontinence
né de la diarrhée des architectes-cac   
les bâtisseurs de soustraction

Le poète est couché sur le dos du marin
et fait un doigt aux cathédrales du mitan
il récite et çà n'en finit pas dans la noyade hypnotique
certains mâchent   d'autres avalent
le papier ressortira
plus rien ne passe dans cette gigantesque digestion
sauf le transit
ce qui apparaît disparaît aussi vite que cela est apparu

j’écris
drapée dans ma descendance sans ligne
   avec ce déficit  //
sans la parenté

Mes résurrections aquatiques
fomentées par des Porcs-Inouïs
qui  sans crâne ni groin
perchés sur mes tables providentielles   
ordonnent la décoction de mon contenu
à malt
globe ouvert sur le park
de la ixième Grande Surface

Alors que devant –
toujours devant –
ceux de la Plaine-Vol  
vendent et revendent
pratiquent l'écho dans les tentes-ovins
c’est très court dans les tympans
il y a le musicien à haute chevelure
qui monté sur ses cordes et son archet
s'est attaché la bouche à la tête
l’hospice central doré par les développeurs
enregistre des cas de surdité totale chez de jeunes individus
qui pourtant retransmettent l’écho des Pupilles

La longue gueule des Bonnes-Façons engueule les peuples au pied palmés
car  ils ont sauté les écrits des Anciens
ont dévoré le boucan de tortue
avec leur cache-face
piqué de pous-races

L'oubli atroce
de l'atroce Tattoo  
« On veut sa marque
et
c’est le + qui tatoue le + »
dit le marchand de sable

encartés
publiés
en place de l’indécence
à se répéter en unités conformes
la peur frisée de ne plus se reconnaître
les amène chez les maîtres-tatoueurs
ils se désignent de leur seul doigt restant
ils désignent au cas par cas
le trou-monnaie dans la falaise
si on venait à les oublier

on front symétrique en contre-partie
l’autre face aussi plate qu’ inversée
je suis in con nue sans titre
j’inverse
ma bouche sans dents





Une bille avec les tubes du monologue
le mono extatique
oh  grimper la chute des reins !
grimer grimer
grimer
la béatitude

« Vive le Mono » grave le Teen âgé
sur le tronc de son père endormi sous le tilleul

Seules les vieilles femmes font  encore sonner
la cloche des cantines à riz du Moon-Santo
et perdure ce claque
de chaque dimanche des jeûnes
où sous la fraise des canines
l'herbe des écumes est cotée au poids


« J'ai faim » dit l'Enfant seul à Midi




Entre les îles
l’eau verte se couvre des cheveux
des rasés  
des perruques soldées
les casques en ivoire de toutes les guerres
flottent comme d’innombrables pots de chambre
et rejoignent les algues meurtrières
de l'enchevêtrement des sphères atones
 « Cela communique. Cela est bien ».
et le chercheur de Fer à Repasser parlementaire
toujours sans âge
sous les ordres
de Chair-Peau
cherche une légende à rapporter sur  terre

La terre sainte et trois fois sainte
des naissances et des sacrifices
des encyclopédies
des petits tailleurs et des couturières
de nos pères
et arrière

Tout est bazar à force d'être bazardé  
même les animaux sont dans le bazar
ma vache est dans le bazar  
tout le vivant est dans le bazar
le temps ne passe plus
il s'additionne

Tous les petits hommes se décorent des os de l’abattage
du nez au poignard
osseux et brefs
c'est l'absolue redevance à la chute
c'est l'impôt parfait à l'Univers


« Trouvons le reposoir » dit l'Enfant
« Déjà ?»  répond la mère porteuse


Il pleut dans les corps
Succesfull-Joker
vend le ventre des hommes trans
pour des naissances bicéphales

Les rameurs fatigués des bourrées-salaires
censées les étourdir
jettent  la mémoire au réseau.
ils veulent s’enfuir et rejoindre
la Cour de l’Eden-Edifice
« Laissons cela, nous avons mieux à faire
et filons dans nos réduits
notre mémoire    elle part Camp »
je≡je

ils chantent et embaument  
une musique-musc à drisse de fer
pour toucher les bords de la terre
pour mieux séparer le sépia

Croyant à leur retour
le Gouverneur des Stylets
boit sa perfide confusion
et tombe ivre de lui-même
« NON COUPABLE »
écrase la bouche du Titan
sur les tours de la ville vide now
il demeure le tutélaire  
aboyeur des usages
dans l’art du dressage des meutes
dans sa conséquence




reste l' Homme vieux

je ne L’ai pas oublié depuis l’an 91de XX
je veux Le mettre là
l’Homme vieux des quartiers roses du XVIIIième carré de la Ville
je Le vois prier Dieu
sans sa chair
pour Le délivrer
à demi couché
à demi levé

Il sort ses avant-bras
de son long manteau
crevé de bière
et entre deux mécaniques machines
avec le réflexe du petit matin
brouillé par l’humide indifférence
s’assomme pour l'entassement final


déjà  déjà

 



Et la Poésie ? inscrit le poète sur une sardine
ce qui lui prit le temps
que prend le temps de vider une boite de fer

« L’ingénieur invente la mer en col blanc » titre Le Matin
un rapport est rendu à Coup de Manche
titré deux fois
pour ses travaux en sorcellerie divine


incontinents
sur la surface des eaux bienveillantes  
on se récite la vague et la multiplication

dans chaque porcherie
à chaque coucher
en coupe   
on éclaire l’ancien hippocampe
nos genoux en panier
pour compter nos crabes
dans chacune de nos juridictions

 

sans chevaux  
le soir
quand la lune perd ses eaux
nous suivons les tortues
le long de nos chambres
pour filer
dans la chaleur des étoiles
Madagascar

c’est un sujet de longueur

 



il reste

je réside
je niche


dans les loges magistrales
sans Galerie

il reste
que
nous avons nos pantalons
de chaleur
sur l’attache de nos chevilles
cerclées et grasses
flambantes à cuire  
çà coule et çà grésille
avec l’éclat des mires
quand il fait nuit noire
à Rio

Il reste
à
glaner
pour le festin des tribuns gavés
des intendants gavés
nos broches à gâche
luisantes sous la grille
des tropiques

nous avons suivi la carte fournie au départ
nous avons pratiqué l’application

c’est l’amer  
dans les cales

il reste
que
nous sommes poissonneux  
nos écailles soulevées par le sel
trempés
nous courons dans les veines
de nos ombres à
nous dépecer
et enfin

nus devant un soleil en colère
figer nos faces
au grand ornemental

à patentes
à escomptes
à surseoir

à la douceur d’un Printemps


Paris 31 I 12

© Coline Termash


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mercredi 8 février 2012

_________vEgt'al

 

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futursequence8

 

 

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CROMO piano & drones 3 by Bruno Sanfilippo and Mathias Grassow by Bruno Sanfilippo


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Nous avons des arbres la pâleur    du loin dans le loin      la pâleur de nos approches    la pâleur de l'apparence dans l'habituel croisement      devant eux      sans vent dans le sang     on voudrait l'écorce     mais le couteau est condamné    elle sait se fendre
lâcher son énième coeur des noeuds      pour nous couvrir     et nous apprendre      pour nous couvrir  
et nous apprendre la virgule des feuilles et le battant des sèves        
le énième coeur
qui sait entretenir     les ombres


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© Coline Termash

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Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur

 


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jeudi 2 février 2012

_________cl aims

 

 

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brisure 1

 

 

 

ce qui se fait et se délite dans l'emprunt

 

 

 

© Coline Termash

 

 

 

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lundi 23 janvier 2012

Récit #6 et #5

Récit #6

         
A Strong Man ou
La Vie au Soleil


           ↓
           ↓

23.02.12

 

 

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(Source : sandinlungs)

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Récit #5

A Bad Dream

- un mauvais rêve -

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abfotografia: by Jan Rufelt



n.b. :

[ Mode d' emploi ]

Pour avoir une vision pleine et entière de l'histoire et pouvoir accéder aux pages suivantes, il faut mettre l'écran en pleine page :

fn + F11

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